« Qu’est-ce donc que Buenos Aires ? […] C’est le grand arbre de la rue Junin, qui, sans le savoir, nous donne ombre et fraîcheur », écrivait Jorge Luis Borges, en 1969, dans Éloge de l’ombre [1]. Alors que le mois de juin 2025 a battu des records de chaleur qui préfigurent la réalité climatique de demain, le rafraîchissement des villes devient une nouvelle priorité. Plantation des « climatiseurs naturels » que sont les arbres, « débitumisation » des rues, revêtements de couleur claire, humidification de l’air et des sols grâce à l’eau (fontaines, brumisateurs, etc.) : telles sont quelques-unes des solutions mises en œuvre par les municipalités pour les espaces extérieurs. Mais plus que tout, a fortiori lors des journées caniculaires, se protéger du soleil qui tape est indispensable voire vital : il faut de l’ombre. En même temps qu’elle devient une nécessité pour vivre en ville, l’ombre pourrait devenir plus politique. Les biennales d’architecture 2025 de Versailles et Venise [2] nous invitent ainsi à réfléchir à la place de l’ombre dans les villes [3].
L’ombre façonne l’espace public des villes ensoleillées
À Venise, le pavillon de Bahreïn, intitulé Heatwave (canicule), a reçu le Lion d’or des pavillons nationaux. Il reconstitue un « pavillon d’ombre temporaire » qui sert là où le repli à l’intérieur n’est pas possible, par exemple sur des sites de construction. Surtout, il invite à utiliser ce type de dispositif, qui combine ombre et rafraîchissement [4], pour offrir des lieux de sociabilité dans des espaces extérieurs même en cas de forte chaleur, et constituer ainsi des communs thermiques (thermal commons), une « ressource partagée d’espaces publics résilients au climat ».
Vue aérienne de l’intersection de la rue Wali Al-Ahd et de la route 931, Muharraq (Bahreïn)
Photo diffusée par la Biennale de Venise avec l’aimable autorisation du pavillon de Bahreïn Heatwave.
Pavillon de Bahreïn « Heatwave » à la Biennale d’architecture de Venise 2025
© Isabelle Baraud-Serfaty
Cette approche rappelle qu’à l’origine, c’était l’ombre qui créait l’espace public, avec par exemple les platanes dans les villes du sud de la France ou les basiliques de Rome, comme le souligne Philippe Rahm, commissaire avec Sana Frini de l’exposition « 4 ° Celsius entre toi et moi » à Versailles [5]. « La grande attirance des populations méditerranéennes pour leurs rues et leurs places provient essentiellement de leurs qualités thermiques » confirme l’architecte Lisa Heschong dans son ouvrage au titre éloquent : Architecture et volupté thermique [6].
Alors que l’espace public (re)devient de plus en plus un lieu de sociabilité, avec la bascule d’une ville pensée depuis les années 1960 pour et par la voiture à une ville de la proximité, l’ombre devient une condition d’accès à l’espace public lors des épisodes de forte chaleur. Il en est de même pour la dimension mobilité de l’espace public : si les pouvoirs publics veulent encourager la marche en ville (pour favoriser la décarbonation et la santé), ils doivent permettre des parcours ombragés, notamment avec de l’ombre sur les trottoirs ou des bancs sous les arbres.
Femme marchant à l’ombre, Szentendre, Hongrie, 1928
Domaine public (photo de Preisich Család, issue de Fortepan)
Fabrique de l’ombre et retour de l’intelligence vernaculaire
L’ombre se fabrique. À l’image du pavillon de Bahreïn, plusieurs expositions à la Biennale de Venise [7] mettent en avant des solutions vernaculaires. « Vernaculaire » : ce mot que l’on associe souvent à « pittoresque » est avant tout la marque d’une adaptation au lieu, et notamment à la topographie, au climat et aux matériaux disponibles sur place. La généralisation de l’air conditionné à partir du milieu du XXe siècle [8] avait effacé la nécessité de se préoccuper des qualités thermiques d’un lieu. Désormais s’opère une prise de conscience des limites de cette solution moderne car si les climatiseurs permettent de rafraîchir les espaces intérieurs (y compris les voitures), non seulement ils contribuent à réchauffer le climat, mais de plus ils ne permettent pas de refroidir les espaces publics — au contraire, ils contribuent aux îlots de chaleur urbains en rejetant l’air chaud dans les rues [9]. Ce qui explique l’intérêt des solutions passives, c’est-à-dire sans recours à une source d’énergie extérieure.
L’inventaire des modes de fabrication de l’ombre dans les villes des pays chauds conduit à examiner les différentes étapes qui peuvent être envisagées. Au commencement, la conception même de la ville peut être « bioclimatique [10] ». L’orientation des rues et la hauteur des bâtiments des villes du Sud sont une manière de créer de l’ombre pour les trottoirs, les places et les bâtiments. « Vitruve explique que Néron a eu tort d’élargir les allées de Rome, alors que la taille des rues avait été calculée pour créer de l’ombre et entraîner le vent dans une bonne proportion [11]. » Ensuite, une fois la ville bâtie, des structures d’ombrage peuvent être créées pour protéger du soleil l’intérieur des logements : pergolas, jalousies (constitutives de l’esthétique lyonnaise), persiennes, moucharabiehs, etc., témoignent de l’ingéniosité que peuvent prendre les volets, combinant ombre, lumière, circulation de l’air. À l’extérieur, la canopée des arbres, les portiques (trottoirs couverts, comme les « portici » à Bologne ou les « five foot way » de Singapour), le linge tendu entre deux façades [12], les « ombrières de rue » en bois comme à Rabat, sont des exemples de solutions d’ombrage [13].
Les commissaires de l’exposition « 4 ° Celsius entre toi et moi » incitent ainsi à s’inspirer des solutions climatiques traditionnelles, tout en les transposant géographiquement. Ils observent en effet une migration progressive des climats de l’équateur vers les pôles de l’ordre d’un peu plus d’un mètre par heure. « Le climat de l’Afrique du Nord d’autrefois va être celui de l’Europe de demain ; celui de l’Afrique du Nord va devenir celui de l’Afrique équatoriale. […] Le climat de Paris ressemblera à celui de la région des Marches en Italie, voire plus au sud encore selon les différents scénarios du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat]. » Le retour au local invite à ainsi à un local déplacé, et les solutions d’ailleurs doivent s’hybrider avec les réalités sociales des villes d’ici.
Ombre individuelle mobile et échelles de l’ombre
« La maison de Néron tournait perpétuellement, imitant ainsi le mouvement des astres. » Cette citation de Pline l’Ancien [14] rappelle que l’ombre tourne et qu’elle doit s’apprécier selon les différents moments de la journée et de l’année. Une réponse pour se protéger du soleil concerne ainsi les usages, ce qui est là aussi une réponse traditionnelle mais qui pourrait affecter les modes des vie dans les villes nouvellement réchauffées. Les pratiques sportives très tôt le matin ou tard le soir se développent ainsi, en lien avec l’importance de la chronotopie pour penser les villes. Des dispositifs d’ombrage mobiles aussi se développent, y compris de manière ludique, tandis que les applications de simulation de l’ombrage dans l’espace public se multiplient [15].
Publicité pour « La parade de l’ombre », à West Palm Beach en Floride, et à Montréal
Réalisée par le studio de design Daily tous les jours
Les chapeaux, casquettes, ombrelles sont aussi, depuis longtemps, une manière individuelle de se protéger du soleil. Demain, les collectivités devront-elles favoriser la distribution de tels ombrages, de la même manière qu’elles invitent leurs habitants à disposer de gourdes qu’ils peuvent remplir via des fontaines publiques d’eau potable ? L’industrie de la mode pourrait aussi s’emparer du sujet. Les artistes du projet « Chaude couture » réfléchissent à la manière dont le vêtement peut s’adapter aux évolutions du climat, ce qui n’est pas sans rappeler comment les fabricants de doudounes se vantaient à l’hiver 2022 de pouvoir contribuer à limiter la consommation de gaz pour se réchauffer.
« Chaude couture », œuvre de Fabulism, présentée à l’exposition « 4 ° Celsius entre toi et moi »
Photo prise à l’exposition « 4 ° Celsius entre toi et moi », BAP de Versailles 2025 © Isabelle Baraud-Serfaty
Ces exemples invitent à considérer les différentes échelles de l’ombre. Ombre individuelle, ombre sous un espace public de petite taille, ombre sous un espace public de grande taille. À Séville, le Metropol Parasol (surnommé aussi « les champignons de Séville »), inauguré en 2011, est une immense structure en bois qui crée de l’ombre sur la Plaza de la Encarnación : la structure mesure 150 mètres de long, 75 mètres de large, culmine à 28 mètres de hauteur et couvre une surface de 11 000 mètres carrés (plus d’un hectare). À une échelle encore plus importante, puisqu’il s’agit de toute la planète, et à rebours complet des dispositifs vernaculaires low-tech, on peut citer le projet, très controversé, qui consiste à envoyer dans l’espace une ombrelle géante pour refroidir la Terre. La Planetary Sunshade Foundation imagine un pare-soleil, de la taille du Brésil, déployé à plus d’un million de kilomètres, qui pourrait dévier une fraction des rayons [16]. L’ombre ne doit toutefois pas seulement se concevoir comme une surface, mais comme un maillage, ainsi qu’on l’a vu avec les parcours ombragés.
Ces exemples montrent que la recherche d’ombre brouille les lignes de partage habituelles, entre public et privé, intérieur et extérieur. Les exemples d’ombrage d’un bâtiment par un autre bâtiment soulignent que l’ombre se fait largement en partage, de même que les portiques ou les marquises [17] sont des sources d’ombre privées pour un bénéfice public. De même, l’augmentation du besoin d’« espaces refuges ombragés » (tels des musées qui ouvrent pendant les canicules) invite à dépasser la ligne de partage habituelle entre intérieur et extérieur, et donc bien souvent entre public et privé. Ainsi, le plan de Nolli de 1748 représente de la même façon les espaces publics et les rez-de-chaussée accessibles au public — à l’époque, l’intérieur des églises et les cours des palais faisaient justement figurer les lieux ombragés intérieurs comme des espaces publics.
La valeur de l’ombre
Le réchauffement du climat interroge aussi la valeur de l’ombre. Il y a une dizaine d’années, les surfaces situées sur le trottoir ensoleillé de l’avenue des Champs-Élysées à Paris (numéros pairs de l’avenue) étaient mieux valorisées en termes locatifs que les surfaces à l’ombre (numéros impairs), parfois dans un rapport de 1 à 2. Dans un Paris à 50 °C, est-ce que ce sera toujours le cas ? D’un côté la valeur de l’ombre évolue selon les moments de la journée et de l’année, et les emplacements. De l’autre, la valeur du soleil sera toujours plus importante que celle de l’ombre, car on peut fabriquer de l’ombre, mais on ne peut pas fabriquer le soleil. Plus il fait chaud, plus l’ombre a de la valeur. C’est vrai à l’échelle d’un logement, mais plus encore d’un trottoir, d’une rue ou d’une place [18]. L’ombre a une valeur économique et peut être privatisée, vendue ou louée — les prix plus élevés demandés pour les sièges à l’ombre dans les arènes espagnoles ou les parasols de plage dans les stations balnéaires italiennes en sont un exemple typique [19].
L’ombre est aussi un sujet de justice sociale. À Los Angeles, en 2019, alors les autorités recouvraient des centaines d’arrêts de bus et plantaient 90 000 arbres, le maire de la ville insistait : « l’ombre est de plus en plus perçue comme un bien précieux, alors que les crises du changement climatique et des inégalités convergent ». Il ajoutait : « l’ombre est une question d’équité », rejoignant certains élus qui en France appellent à un « droit à l’ombre [20] », tandis que de plus en plus, des shade index se développent (un des avantages de l’ombre est qu’elle est facilement mesurable). Dans Shade: The Promise of a Forgotten Natural Resource (op. cit.), le journaliste américain Sam Bloch analyse le changement de paradigme d’une ombre déconsidérée à une ombre nécessaire. Revenant sur la manière dont la recherche d’ombre a historiquement structuré l’urbanisme des villes chaudes, il analyse la situation de Los Angeles pour montrer comment des considérations sécuritaires ou liées au primat de l’automobile peuvent faire obstacle à l’ombre pour tous.

L’ouvrage Shade rejoint ainsi l’affirmation de l’architecte écossaise-ghanéenne Lesley Lokko (curatrice de la Biennale d’architecture 2023) sur le fait que « l’ombre est une ressource publique [21] » : « dans les villes africaines, de Kinshasa à Khartoum, les arbres sont la principale source d’ombre, offrant non seulement un répit contre la lumière aveuglante, mais aussi contre la chaleur. Là où la température de midi peut dépasser les 40 °C, s’asseoir — même 10 minutes — sous un margousier est plus que bienvenu : c’est essentiel. […] Ces dernières années, cependant, accompagnant l’urbanisation rapide et explosive en Afrique, l’ombre est devenue de plus en plus menacée. Cette guerre contre l’ombre est alimentée d’une part par la hausse de la valeur des terres et d’autre part par une faible gouvernance en matière d’urbanisme. »
Conclusion : quel partage de l’ombre demain ?
Comment évolue la délivrance des services urbains lorsque le réchauffement climatique conduit à transformer les besoins des habitants dans un contexte de finances locales contraintes ? Comment doit évoluer ce qui relève de la municipalité, du collectif ou de l’individu ? Dans notre précédente chronique prospective « Déneigement, ombre : quels services publics locaux dans les villes réchauffées ? », nous concluions que l’ombre est au soleil ce que le déneigement est à la neige. Ombre et neige ont une dimension anthropologique et sont ancrées dans des modes de vie, avec des évolutions qui peuvent être une réponse au changement du climat (par exemple, fermer les écoles quand il y a trop de neige ou trop de chaleur, ou rester chez soi, ou modifier ses horaires). Mais le déneigement est d’abord un service (comme l’entretien des espaces verts [22] ou la propreté), alors que l’ombre est d’abord un équipement (dont une partie s’entretient, notamment la canopée des arbres), voire le produit de formes urbaines (architecture bioclimatique). Plus complexe que le déneigement [23], l’ombre interroge davantage la notion d’infrastructure, c’est-à-dire ce qui doit être mis en commun au niveau des équipements, ou dans la conception même de l’urbanisme [24]. Lorsque l’ombre devient une nouvelle ressource clef pour vivre dans les villes réchauffées, la question de l’accès à l’ombre devient un enjeu démocratique.
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Elogio de la sombra, Buenos Aires : Emecé, 1969. Éloge de l’ombre est aussi le titre d’autres œuvres répertoriées par Wikipédia sur cette page : « Éloge de l’ombre ». ↑
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La Biennale d’architecture et de paysage (BAP) de Versailles s’est tenue du 7 mai au 13 juillet 2025 ; la Biennale de Venise a commencé le 10 mai et se termine le 23 novembre 2025. ↑
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La langue anglaise propose deux termes pour traduire « ombre ». Shadow correspond au dessin projeté sur une surface quand une personne ou un objet se tient entre cette surface et une source de lumière. Shade désigne la zone à l’abri du soleil. Ce qui nous intéresse ici est shade. ↑
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Via un puits géothermique et une cheminée solaire. À Venise toutefois, les architectes du pavillon n’ont pas été autorisés à creuser un puits géothermique dans l’Arsenal, et l’espace est donc refroidi par un système de ventilation mécanique. ↑
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Dans le cadre de la BAP 2025. Lire aussi le chapitre « Ce que l’espace public doit à la recherche de fraîcheur », du livre coordonné par Philippe Rahm, Histoire naturelle de l’architecture, Versailles : Pavillon de l’Arsenal, 2021. ↑
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Marseille : éd. Parenthèses, 2021. ↑
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« Intelligent Venice », Pavillon allemand, Carlo Ratti, etc. ↑
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Cashman Shane, « The Moral History of Air Conditioning », The Atlantic, 9 août 2017. ↑
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Marchand Leïla, « Canicule : la France est-elle absurdement contre la clim ? », Les Échos, 30 juin 2025.
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Boutté Franck, « Learning from the South », Urbanisme, 12 juillet 2021. ↑
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Rahm Philippe, « La forme suit le climat », Urbanisme, 10 novembre 2021. ↑
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Dont les « ciels de rue » sont désormais les héritiers, éventuellement dans des versions participatives (les habitants d’une rue fabriquant les voiles). ↑
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Le chapitre « De-Stress » du catalogue du Pavillon allemand de la Biennale insiste sur l’importance des espaces publics et le retour à des dispositifs traditionnels, tels que les portici de Bologne, les voiles d’ombrage d’une rue de Malaga, la canopée sur une place d’Alberobello, l’ombrière-miroir de Michel Devignes dans le Vieux-Port à Marseille, etc. ↑
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Citée dans le catalogue de l’exposition « 4 ° Celsius entre toi et moi ». ↑
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Cf. l’application de simulation de l’ombrage dans l’espace public, ShadowMap, signalée par VraimentVraiment. ↑
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« Un parasol géant dans l’espace pour refroidir la planète ? », Un monde nouveau, podcast France Inter, 27 décembre 2023. Voir aussi Bloch Sam, Shade: The Promise of a Forgotten Natural Resource, New York : Random House, 2025. ↑
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Gaillard Clément, « Qui a tué la marquise ? », Guide, 22 mai 2025. ↑
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Des espaces extérieurs ombragés et rafraîchis contribuent, toutes choses égales par ailleurs, au confort d’été des logements. ↑
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Gabellieri Nicola, « A Place in the Shade? Shaded Spaces as a Domain of Geographical Research: A Literature Review (1990–2024) », GeoJournal, vol. 90, art. 26, janvier 2025.
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Doussot Candice, « Municipales à Paris : David Belliard veut un “droit à l’ombre et à la fraîcheur” pour tous », Le Parisien, 20 juin 2025. David Belliard est à cette date le candidat écologiste de Paris à l’élection municipale 2026. ↑
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Lokko Lesley, « Shady Democracy: Shelter from the Sun Is a Public Resource », The Architectural Review, 14 avril 2020. ↑
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Cf. notre chronique prospective : « De quelle couleur sera la ville verte ? » ↑
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Si l’imaginaire de la neige est aussi riche que celui de l’ombre, le déneigement est largement univoque. Alors que l’intérêt de l’ombre varie, et surtout sa mise en œuvre est plus complexe. Le sujet de l’ombre ne se laisse pas attraper si facilement. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ? « Alors que les problèmes liés au climat froid semblaient pouvoir être résolus simplement, en allumant un feu ou en endossant un chandail de plus, la technologie de riposte au climat chaud fut extrêmement complexe et coûteuse », Architecture et volupté thermique, op. cit. ↑
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Qui porte sur des vides et des pleins, des pleins qui font de l’ombre sur les vides ou les autres pleins. ↑







