Avec l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le sujet du paritarisme va revenir rapidement à l’ordre du jour du débat public. L’expression « paritarisme » désigne des blocs de politiques aux enjeux sensiblement différents (sécurité sociale, protection sociale complémentaire, formation professionnelle, politique du logement). Assurément, le paritarisme, compris comme la gestion paritaire de certains pans de la protection sociale, doit être revu. Des évolutions structurelles très consistantes, en particulier le mouvement d’universalisation de la protection sociale (détachant de plus en plus la couverture sociale de l’appartenance professionnelle), appellent à en réviser le périmètre, les modalités d’intervention et les relations entretenues par les partenaires sociaux avec les pouvoirs publics, l’État en premier lieu.
L’avenir du paritarisme ne saurait être valablement étudié d’un seul tenant. C’est élément par élément, pan par pan, qu’il convient de raisonner. Une prospective du paritarisme doit passer par des scénarios concernant ses différents éléments constitutifs.
Les évolutions concrètes à venir seront fonction des capacités de mise en œuvre des projets présidentiels d’Emmanuel Macron et des capacités de résistance des partenaires sociaux. Si des refontes substantielles doivent avoir lieu, elles passeront certainement par des « épreuves du feu » pour le président élu en mai 2017.



