Suite à la pandémie, de nombreuses voix se sont élevées pour signaler une évolution du rapport qu’entretiendraient les Français à leur travail, témoignant d’une tendance nouvelle à la paresse et au désengagement dont les niveaux de démission et d’absentéisme seraient les principales preuves. Comme nous l’avons souligné dans un article paru dans Futuribles, ces tendances relèvent davantage d’un contexte macroéconomique et social postcrise plutôt que d’une réelle évolution sociétale. Les a priori et stéréotypes relayés ces derniers mois concernent tout particulièrement les jeunes qui font l’objet de nombreux préjugés, aussi bien négatifs que positifs.
Dans son ouvrage, Suzy Canivenc, chercheuse en sciences de l’information et de la communication à la chaire FIT2 (Futurs de l’industrie et du travail : formation, innovation, territoires) des Mines Paris-PSL (Paris sciences et lettres), a souhaité revenir sur les différents qualificatifs qui viennent caractériser les jeunes (ici définis comme les 18-30 ans) et montrer qu’ils ne reposent, la plupart du temps, sur aucun fondement.
La chercheuse constate d’abord le déploiement de deux images stéréotypiques inversées concernant cette frange de la population. Tout d’ab



