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Genève conjugue numérique et participation

La transition numérique des territoires peut être traitée de façon surtout technique et être confiée à des géants du numérique, comme à Toronto qui a choisi Sidewalk Labs, filiale de Google pour aménager un quartier [1]. Dijon Métropole, très classiquement, en 2017, a signé un contrat de 105 millions d’euros sur 12 ans avec un consortium composé de Bouygues et Citelum, filiale d’Électricité de France (EDF) [2]. La même transition peut également être l’occasion d’utiliser le numérique pour développer la démocratie participative et accroître l’intelligence collective du territoire, en permettant aux citoyens de prendre la parole et de participer, avec leur créativité et leurs expériences personnelles, leur vécu, à la construction du futur. C’est le choix de Madrid et Genève.

Madrid a créé, en 2015, un département de « participation citoyenne et transparence » et a développé une plate-forme numérique, Consul [3], pour partager les meilleures pratiques, recueillir suggestions et projets [4]. Plus d’un demi-millier de projets apportés par des co