Face aux débats consacrés à l’avenir de l’intelligence artificielle, Antonio Casilli fait clairement le pari que ce sont les formes les plus faibles qui se développeront le plus massivement, en raison des limites techniques de l’apprentissage des machines. Il fait même référence à la notion d’intelligence artificielle « artificielle » tant l’intervention humaine lui apparaît importante dans les processus d’acquisition de la connaissance pour ces techniques. C’est le fruit de ce qu’il désigne sous le terme de digital labor qui consiste notamment à alimenter les dispositifs d’intelligence artificielle en données préalablement traitées par l’homme.
Cette notion de digital labor recouvre la mise en données des activités humaines qui a pour effet de réduire le travail à la réalisation d’une successi



