Le diagnostic Végé’Compétences, publié en mai 2024 dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » du plan France 2030, propose une réflexion prospective sur les compétences et métiers d’avenir de la chaîne de valeur du végétal (CVV) aux horizons 2030 et 2050. La CVV est définie comme l’ensemble des acteurs qui, de la sélection des semences aux usages du végétal, travaillent avec et pour le végétal : production agricole, transformation alimentaire et non alimentaire, chimie verte, cosmétique, bioénergies, paysage, enseignement agricole. Elle représente aujourd’hui un peu plus d’un million d’équivalents temps plein (1 032 000 ETP) en France.
Liquier Jeanne, Lepennetier Aurélien et alii, Végé’Compétences. Compétences et métiers d’avenir de la chaîne de valeur du végétal, Angers : Vegepolys Valley (Diagnostic de formation), mai 2024, 252 p.
Ce travail est porté par un consortium de 24 partenaires coordonné par le pôle de compétitivité Vegepolys Valley, réunissant 23 établissements de formation de l’enseignement supérieur agricole et agronomique. Il s’appuie sur une démarche combinant méta-analyse, analyse de 11 786 offres d’emploi, 145 entretiens semi-directifs, plus de 50 heures d’ateliers de concertation avec 305 structures et des questionnaires remplis par 544 étudiants, étudiantes et alumni (anciens élèves).
La démarche
Avant d’aborder la prospective, le rapport dresse un état des lieux en trois volets. Sur le recrutement et l’attractivité, il documente des difficultés largement partagées par les acteurs de la CVV : rémunérations perçues comme insuffisantes, pénibilité physique dans certains métiers, méconnaissance du secteur par le grand public et les prescripteurs d’orientation, concurrence accrue d’autres secteurs professionnels. Sur les compétences ac



