Les appels à des efforts accrus en faveur des dépenses militaires vont-ils avoir un puissant impact sur les dépenses sociales ? Rien n’est écrit, mais la perspective est plausible.
Dans un contexte géopolitique particulièrement préoccupant, le président de la République, Emmanuel Macron, a évoqué le 20 février 2025 la nécessité d’un effort considérable en matière de défense. Au cours d’une journée pendant laquelle il a réuni les chefs de partis à l’Élysée et répondu sur les réseaux sociaux aux questions d’internautes sur l’Ukraine, il a envisagé de passer les dépenses militaires de la France de 2 % à 5 % du PIB (produit intérieur brut). Cette option se confirmerait, selon lui, si les États-Unis devaient décider de ne plus protéger l’Union européenne via l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord). Estimant qu’« on rentre dans une nouvelle ère », le président a souligné que, face à de puissants risques, il fallait investir davantage



