En 2012, l’Organisation internationale du travail (OIT) a adopté une stratégie visant à soutenir le développement de socles nationaux de protection sociale [1]. Ces socles, qui ne sont pas définis précisément, doivent contenir des garanties élémentaires de sécurité sociale qui assurent un accès universel aux soins de santé essentiels et un revenu minimum défini à l’échelle nationale. Ils doivent permettre de prévenir et réduire la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale. Selon l’orientation de l’OIT, ces garanties devraient être fournies à tous les habitants et à tous les enfants, être définies par la législation et les régulations nationales, et être soumises aux obligations internationales existantes.
Des socles sociaux pour les multinationales, par les multinationales
L’idée d’un socle de protection sociale a poussé des entreprises multinationales à s’investir davantage en matière de protection sociale. Ces grandes entités économiques, exerçant dans plusieurs pays, souvent sur plusieurs continents, ont une connaissance des besoins et des systèmes locaux de protection sociale. Ces firmes, habituellement, couvrent leurs salariés selon deux modalités :
• Les salariés locaux relèvent de l’offre de protection sociale locale, avec ses hauts dans les pays riches, et ses bas dans les pays pauvres


