Alors que la NASA (National Aeronautics and Space Administration) avait envisagé un retour des astronautes sur la Lune en 2028, Donald Trump vient de lui intimer d’être prête pour 2024 ; un empressement sans doute motivé par le succès de la mission chinoise Chang’e 4 qui a atterri (une première mondiale !) sur la face cachée de la Lune en janvier dernier. Mais, alors que la colonisation de la lune semblait un peu ringarde et dépassée il y a quelques années encore, pourquoi suscite-t-elle de nouveau l’intérêt de nombreux acteurs aussi bien publics que privés ?
Une innovation majeure pourrait faciliter l’installation durable de bases de vie sur la Lune, concrétisant la domination spatiale des États-Unis et d’autres puissances : l’exploitation des ressources spatiales in situ. Les convoitises portent sur deux ressources en particulier : l’eau (présente sur la Lune sous forme de glace) et l’hélium 3, un gaz quasi inexistant sur Terre qui est apporté en grande quantité par le vent solaire auquel est exposée la Lune. La fusion nucléaire de cet élément est susceptible de fournir de grandes quantités d’énergie propre, sans


