La dégradation de l’environnement mondial et, notamment, l’hypothèse de plus en plus probable d’un réchauffement climatique font l’objet d’un nombre croissant d’études et d’analyses. Mais que sait-on en particulier de l’état de l’environnement en Europe ? Malgré l’impasse politique dans laquelle se trouve l’Union européenne, les États membres poursuivent-ils leurs actions en matière d’environnement ?
Née en 1973, la politique européenne de l’environnement a été marquée par le fait qu’il s’agit de l’un des seuls domaines pour lequel les États européens semblent accepter unanimement des accords contraignants qu’ils tentent ensuite de respecter. Et l’action de l’Agence européenne de l’environnement paraît échapper aux critiques dont sont victimes la majorité des institutions européennes.
Comme l’explique Thierry Lavoux dans cet article, les mesures européennes ont permis d’abandonner l’usage du plomb dans les carburants, ainsi que celui des chlorofluorocarbones. Le nouveau défi pour les États membres est de parvenir à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (notamment en respectant le protocole de Kyoto), alors même que celles dues aux transports et aux bâtiments ne cessent d’augmenter.
Par ailleurs, souligne l’auteur, les États européens doivent se préoccuper des phénomènes qui menacent leurs écosystèmes : étalement urbain, utilisation massive de pesticides et de l’irrigation, pêches excessives…
Enfin, ajoute Thierry Lavoux, les États européens devront rapidement réfléchir ensemble aux moyens de mettre en place une agriculture plus durable et de contrôler leur production de produits chimiques toxiques.
L'état de l'environnement en Europe
Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 330, mai 2007


