Dans cet essai, Paul Montjotin et Charles Adrianssens, tous deux contributeurs à l’Institut Rousseau, plaident pour une réflexion et la mise en place de politiques publiques du temps. Plutôt que de temps libre ou de temps de loisir, ils parlent de « temps libéré ». En utilisant cette expression, ils remplissent un double objectif : ils englobent à la fois du temps de travail et du temps de loisir, et ils décorrèlent le temps de la consommation.
Le livre est bref et rythmé. Dans leur introduction, les auteurs reviennent sur le fait que peu d’enquêtes et d’études s’intéressent à une réalité pourtant quasi universelle : « le sentiment de manquer de temps ». Ils mettent en avant ce chiffre issu d’un sondage récent : en 2022, 61 % des salariés français souhaiteraient gagner moins d’argent pour disposer de plus de temps libre. Ils se posent également la question du temps libre dans un monde dicté par le tout-numérique : les visioco



