La propension au séparatisme territorial de la société française n’est non seulement pas anecdotique, mais force est de constater qu’elle en est une des principales constantes. Elle s’est incrustée dans tous les secteurs de la vie quotidienne, que ce soit celui de l’économie, du logement ou de l’éducation pour ne citer qu’eux. Au point, s’agissant particulièrement de l’École de la République, d’avoir remisé l’idée d’égalité des chances au rang des « marronniers » communicationnels, aussi flamboyants qu’éphémères, que tout ministre s’installant à l’Éducation affectionne.
Mais c’était encore sans compter sur le fait qu’une tout aussi éphémère ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports allait, sans s’en rendre compte, en 2024, mettre en scène par son aptitude au déni, tel un pavé jeté malencontreusement dans la mare, l’hérésie des privilèges dont elle jouissait — à l’entendre, privilèges « à l’insu de son plein gré ». Car c’est un fait : depuis de trop nombreuses décennies — mais elle semblait l’avoir oublié — enfants d’ouvriers et de familles aisées font « banc à part » dans l’École de la République. Et ce, de plus en plus souvent : dans l’enseignement public pour les uns, dans l�



