L’auteur de cet ouvrage, philosophe, explique d’abord que nous sommes entrés, par le numérique, dans un régime de l’information où le pouvoir n’est plus dans la détention des moyens de production ou l’exploitation du corps et des énergies, mais dans l’accès à des informations utilisées pour surveiller, manipuler les comportements, voire les prédire. Ce régime de l’information devient un capitalisme de la surveillance où les personnes deviennent du « bétail à données et à consommation ».
Selon Byung-Chul Han, ce régime de l’information se distingue fondamentalement des régimes précédents — régimes disciplinaires imposés par les tenants du pouvoir (cf. Foucault ou Orwell) — par le fait que c’est notre propre communication, à laquelle nous sommes incités positivement et en toute transparence, qui r



