En France, la profession d’enseignant connaît une forte crise d’attractivité, couplée à une pénurie de professionnels. Ce phénomène n’est pas nouveau et Futuribles y a d’ailleurs déjà consacré deux notes, en 2021 et 2022. D’après une enquête du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale, il manquait au moins un enseignant dans 6 établissements sur 10 à la rentrée 2024, une situation inquiétante même si meilleure qu’en 2023.
Des concours qui ne font pas le plein
En 2024, plus de 3 000 postes d’enseignants sont restés vacants à l’issue des concours de recrutement d’enseignants dans les premier et le second degrés publics.
Postes offerts et candidats admis aux concours du personnel de l’enseignement des premier et second degrés publics et privés sous contrat
Champ : France entière.
(1) La session supplémentaire du concours externe, organisée en 2015, est prise en compte pour les candidats, mais les postes ouverts à la session supplémentaire visent à compenser la déperdition prévisionnelle de la session de droit commun : au total, il y a donc 12 097 postes à pourvoir en 2015.
(2) Le concours externe spécial de l’agrégation, organisé en 2017, est pris en compte.
(3) Les concours du CAPES à affectation locale en Guyane et à Mayotte, organisés à partir de 2021, sont pris en compte.
Source : construit à partir des données au format tableur des Repères et références statistiques 2024, de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance).
De quoi parle-t-on ?
• Dans le premier degré (maternelle et élémentaire), le CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles) recrute par académie et les lauréats sont affectés à un département dans l’académie où ils ont passé le concours.
• Dans le second degré, les concours comme le CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (certificat d’aptitude au professorat d



