Dans un contexte d’essor de la robotisation, de l’automatisation des emplois, et de tertiarisation de l’économie, la thèse d’une polarisation croissante de l’emploi, en particulier en France, s’est développée. La structure de l’emploi serait de plus en plus polarisée entre deux extrêmes : d’une part, des emplois peu qualifiés, et de l’autre, des emplois très qualifiés, ceci au détriment des professions intermédiaires. Comme le montre Paul Santelmann dans cette analyse prospective, cette thèse est largement contestable, l’évolution sur longue période de la structure de l’emploi en France témoignant plutôt d’une stagnation des emplois peu qualifiés, d’une montée en qualification dans de nombreux secteurs, et d’un poids croissant des emplois qualifiés et professions intermédiaires.



