Alors qu’à la session 2024, plus de 79 % de la génération concernée a obtenu le baccalauréat en France, les difficultés en lecture parmi la population adulte restent un sujet d’actualité. Une récente enquête menée par l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) permet d’en prendre la mesure.
Parmi les adultes de 18 à 64 ans vivant en France, 10 % connaissent des difficultés dans au moins l’une des trois compétences de base de l’écrit (lecture de mots, production de mots écrits et compréhension de textes simples — les deux dernières concentrant le plus de difficultés), soit environ quatre millions d’individus. Parmi eux, 80 % rencontrent des difficultés fortes.
Difficultés en lecture, illettrisme, analphabétisme…, de quoi parle-t-on ?
Le premier obstacle pour mesurer les difficultés à l’écrit est le choix de l’outil de mesure. Elles peuvent s’apprécier avec des tests spécifiques, non standardisés, comme ceux de l’INSEE, des évaluations nationales obligatoires ou des enquêtes PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), chacune ayant sa méthodologie et ses propres seuils pour définir les difficultés à l’écrit.
L’illettrisme est un concept spécifique qui s’applique uniquement aux personnes ayant débuté leur scolarité en France et n’étant pas ou plus autonomes à l’écrit une fois adultes : 4 % de la population ayant été scolarisée en France est ainsi illettrée d’après l’INSEE. Il ne couvre donc pas les personnes arrivées en cours de scolarité ou plus tard en France. Il est aussi distinct de l’analphabétisme, qui corre



