Nos diplomates écrivent. Rien d’étonnant à cela puisqu’un ambassadeur, au terme de sa carrière, a rédigé ou contrôlé plusieurs milliers de pages de télégrammes. Délivrés par la retraite de leur obligation de réserve, ils conservent une plume assez alerte pour nous offrir quelques volumes de souvenirs, où ils nous révèlent parfois ce qu’ils n’ont pas pu dire à l’époque et ce qu’ils ont recommandé sans avoir été écoutés. Comme on ne peut pas les citer tous, on ne reprendra ici que les deux témoignages de Bernard Bajolet et de Frank De Coninck [1], qui ont représenté leur pays (la France dans les pays arabes pour le premier, la Belgique au Rwanda et au Congo-Kinshasa pour le second), tous deux à des moments particulièrement difficiles.
Comme ceux de ses confrères, l’ouvrage de Michel Foucher présente une dimension autobiographique, qui retrace sa carrière entre l’Université et le Quai d’Orsay. Si l’auteur a été ambassadeur à Riga pendant une courte période où il ne s’est pas passé grand-chose en Lettonie, son témoignage présent


