Revue

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Approvisionnements en métaux critiques

Analyse de rapport

L’électrification de l’économie et des transports est un grand défi de la transition énergétique, elle requiert la construction de lourdes infrastructures et de systèmes techniques (batteries, moteurs et lignes électriques, éoliennes, panneaux solaires photovoltaïques, etc.) qui sont d’importants consommateurs de métaux qualifiés de « critiques » car ils sont indispensables et importés de pays qui ont un quasi-monopole de leur production (la Chine notamment pour les terres rares). Ce rapport est consacré aux approvisionnements en métaux critiques de l’Europe, France incluse, et aux défis qu’ils posent. Il présente les conclusions d’une étude que la Fabrique de l’industrie a réalisée à l’aide d’entretiens avec des experts et des responsables d’entreprises.

Lolo David et Fellous Jonathan, Approvisionnements en métaux critiques. L’industrie au défi des grandes dépendances, Paris : Presses des Mines / La Fabrique de l’industrie, novembre 2025, 128 p.

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Le premier chapitre fait un constat : l’approvisionnement en métaux critiques des entreprises industrielles françaises et européennes dépend très fortement de l’offre mondiale, en particulier chinoise. Le tableau de la consommation de métaux dans les secteurs stratégiques est impressionnant : 13 métaux dans le secteur de l’aéronautique et de la défense, 10 dans celui des piles à combustible, 7 dans celui des batteries électriques, 6 dans celui des panneaux photovoltaïques et des éoliennes, 3 pour les moteurs électriques et 2 pour les réseaux électriques. Soit une bonne vingtaine de métaux parmi lesquels on trouve l’aluminium, le cobalt, le nickel, le cuivre, le lithium, les platinoïdes, les terres rares notamment (le néodyme et le dysprosium), le nickel, mais aussi le silicium et le graphite. Cette production est une chaîne depuis l’extraction de minerais (par exemple la bauxite) jusqu’à la fabrication d’un produit fini (un véhicule électrique avec de l’aluminium), en passant par le raffinage de métaux (en plaques et en lingots).

Les auteurs constatent qu’« aucun pays européen ne figure au podium mondial en matière d’extraction ». L’Union européenne (UE) a de fait une position secondaire, voire marginale, sur le périmètr