Quatre ans après le début de la crise Covid, le télétravail apparaît comme la transformation la plus durable issue de cette période. Cependant, les chiffres publiés en novembre 2024 par la DARES [1], pour la France, montrent que la pratique a accusé une légère baisse en 2023 par rapport à 2021. Selon cette étude conduite début 2023, le nombre de télétravailleurs est passé de 9 % en 2019 à 31 % en 2021 pour redescendre à 26 % en 2023 [2]. Cette baisse est principalement due à un recul de la pratique du télétravail plus de deux jours par semaine, de 18 % à 5 %, témoignant d’une volonté grandissante des entreprises de limiter le recours au télétravail au-delà de cette limite.
De ces données ressort surtout le fait que la majorité des Français ne pratiquent toujours pas le télétravail, pour la simple raison que leur travail requiert leur présence sur le lieu de leur activité. Cette pratique reste un privilège des cadres, qui sont actuellement 65 % à télétravailler. Leur attachement à cette pratique est tel que 45 % d’entre eux seraient prêts à démissionner si l’accès au télétravail leur était supprimé, comme l’indique une enquête de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) parue en mars 2024. La satisfaction apparaît donc massive. Ces grandes tendances cachent cependant des disparités selon la génération et selon le sexe. Les salariés de plus de 50 ans ayant accès à un accord de télétravail seraient ainsi près de 20 % à travailler tous les jours sur le site de leur entreprise, ce qui ne concernerait que 10 % des moins de 35 ans, qui sont aussi plus nombreux (57 %) à envisager de quitter leur travail en l’absence d’accord. E



