Fanny Parise est anthropologue, spécialiste des modes de vie et de la consommation responsable. Dans cet ouvrage, elle propose de mobiliser l’approche anthropologique pour analyser la crise écologique et l’incapacité des sociétés occidentales à y répondre. Cette lecture lui permet aussi de proposer un nouveau modèle, le tabou carbonique, comme réponse à cette crise.
Dans la première partie de l’ouvrage, l’autrice introduit quelques concepts anthropologiques phares qui permettent, selon elle, de mieux comprendre l’ampleur de la crise socio-écologique actuelle. Elle rappelle tout d’abord que les fondements mêmes du modèle de société occidentale et thermo-industrielle sont remis en cause par les dégradations climatiques et environnementales.
La transition socio-écologique supposera de repenser en profondeur les systèmes sociotechniques, du point de vue aussi bien des infrastructures que des modes de vie. Or, dans ce domaine, tout reste à faire selon Fanny Parise, qui s’appuie sur l’étude d’une diversité d’analyses (d’économistes, d’anthropologues, de psychiatres…) pour affirmer que la transition n’a pas encore commencé.
Pour concevoir un futur agréable sans carbone, elle considère qu’il est indispensable de repenser la place des contraintes. En anthropologie, une contrainte est « une force sociale, culturelle ou institutionnelle qui limite ou détermine les comportements, les croyances et les choix d’un individu ou d’un groupe, souvent de manière implicite ou non reconnue ». Les normes correspondent �



