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Quel avenir pour les sanctions unilatérales ?

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Dans les relations internationales, les sanctions unilatérales consistent à imposer des coûts sociaux ou matériels en réponse à des actes répréhensibles (ou perçus comme tels). Elles sont adoptées par les États en vertu de leurs propres pouvoirs nationaux ou exécutifs, ou par une organisation à l’encontre d’États non membres. Ces instruments politiques reposent sur une approche du comportement des États fondée sur la théorie du choix rationnel, qui considère les décideurs étatiques comme des acteurs rationnels mus par la maximisation de leurs intérêts. Le raisonnement qui sous-tend les sanctions est qu’elles modifient le comportement en manipulant l’analyse coûts-avantages de la cible (l’État soumis aux sanctions) et en la persuadant ainsi d’opter pour l’alternative la moins coûteuse.

Cependant, il est souvent reconnu que les sanctions sont inefficaces pour modifier les comportements. Pour compenser cela, on avance alors qu’elles ont des objectifs multiples. Par exemple, elles peuvent dissuader ou contraindre un comportement, et elles ont une fonction symbolique importante. Comme les sanctions sont généralement formulées en des termes normatifs, elles renvoient au respect des engagements à l’égard des lois internationales. C’est pourquoi, en dépit du fait qu’elles échouent à modifier les comportements, elles sont considérées comme un outil important dans l’application du droit international.

Les événements actuels suggèrent que les sanctions sont appelées à rester, surtout si les États-Unis et l’Union européenne recourent régulièrement de manière enthousiaste à cet instrument. En témoigne le régime de sanctions « sans précédent » contre la Russie (un exemple parmi tant d’autres), qui sont justifiées comme un moyen de défendre « l’ordre international fondé sur des règles ». Du point de vue de ceux qui les ont instaurées, les sanctions unilatérales sont un outil de politique étrangère approprié pour faire respecter les