L’histoire d’Antarcticas se déroule dans un futur relativement proche, 30 ans après l’épidémie de Covid-19 (seul indicateur temporel présent dans le roman). Comme dans son livre précédent, Étienne Cunge déploie une intrigue dans un monde où les conditions de vie des populations sont considérablement dégradées par les effets du changement climatique.
Avec le dégel, des ressources convoitées, restées jusqu’alors hors d’atteinte en Antarctique, deviennent accessibles. L’histoire se déroule au moment de la sixième COP (Conférence des parties) sur le statut de protection de l’Antarctique. La première COP a été décidée alors que les effets du changement climatique faisaient fondre les inlandsis de la région, libérant un peu plus chaque été l’accès à la roche mère, et que les lobbies économiques faisaient pression pour autoriser le forage et les mines. Elle avait acté le caractère « sauvage et naturel » du continent, mais la question de son exploitation légale devait se reposer de manière cyclique en fonction de l’évolution du contexte environnemental, économique, scientifique, etc. Les COP deux et trois avaient permis le déploiement des robots écologiques (des robots tueurs redoutables) afin de défendre ces terres des braconniers. L’Antarctique est d’ailleurs le seul endroit au monde où l’utilisation de ces robots a été autorisée. Ils sont financés par les pays disposant de « droits historiques » en Antarctique — à savoir les puissances occident



