Polytechnicien, ingénieur général des Mines, pluri-académicien, Gérard Berry aurait pu se perdre dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40. C’est un tout autre personnage qui se manifeste dans cet ouvrage : brillant chercheur (docteur ès sciences, médaille d’or du Centre national de la recherche scientifique), développeur (langage Esterel), industriel (Esterel Technologies) et passeur de savoir (professeur au Collège de France et à l’université d’Édimbourg). Le tout assaisonné d’un provincialisme revendiqué et d’une réjouissante pointe d’autodérision (il est régent de « déformatique » au Collège de pataphysique). Saluons au passage la grande modestie de l’auteur, qui s’excuse fréquemment de ne pas aller plus loin dans certains domaines par manque de compétence (?), sollicite les critiques de ses lecteurs, et ne ménage pas les coups de chapeau aux travaux de ses collègues et concurrents.
Le message de Gérard Berry est que la vision de l’informatique comme outil, encore trop répandue en France jusqu’aux plus hauts niveaux, est non seulement étriquée, mais néfaste. L&r



