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Cinquante ans de Futuribles explorés avec l’IA

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Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 469, nov.-déc. 2025

Ce cinquantième anniversaire de la revue Futuribles constitue pour nous l’occasion de faire un bilan des thèmes qui ont pu être abordés depuis sa création : vaste entreprise pour une revue pluridisciplinaire qui, par définition, ne s’interdit de traiter aucun sujet. Une partie de ce travail de mémoire a reposé sur notre équipe (en particulier l’article d’ouverture d’Hugues de Jouvenel, fondateur et rédacteur en chef) et quelques contributeurs associés depuis longtemps à la revue, qui en donnent un aperçu dans ce numéro (Julien Damon, Alain Parant, par exemple). Mais il nous a aussi semblé intéressant, pour une revue de prospective, d’utiliser des outils plus modernes (dont l’intelligence artificielle [IA]) pour apprécier l’analyse qu’ils peuvent faire de notre corpus éditorial.

C’est Juliette Guilbaud qui s’est attelée à cet exercice d’exploitation de nos sommaires 1975-2025 au moyen de l’IA générative et d’autres outils d’analyse textuelle. Elle présente donc, dans cet article, la façon dont a été pensé et mené l’exercice, la méthode utilisée et les résultats obtenus. Elle montre comment ces outils peuvent faciliter l’exploration d’un tel corpus (plus de 2 500 articles), mais aussi combien l’intervention humaine reste indispensable pour affiner le travail, corriger les biais et exploiter au mieux ces technologies dans un exercice de ce type. Nous n’avons repris qu’une sélection de l’analyse produite par ChatGPT pour illustrer cela, complétée de quelques illustrations (nuages de mots notamment) qui témoignent de la variété des thématiques et de leur évolution au fil du temps. Enfin, nous avons choisi de demander à l’IA deux focus, sur deux sujets régulièrement traités depuis la création de la revue : l’écologie politique et l’environnement d’une part ; le vieillissement démographique de l’autre. Ce recours à l’IA et la façon dont il a fallu « interagir » avec elle permettent, comme le rappelle Juliette Guilbaud en fin d’article, d’apprécier la pertinence et l’intérêt de ces outils, mais aussi leurs limites et la nécessité de conserver une main et un œil humains pour en obtenir des résultats exploitables. Une conclusion assez rassurante pour une revue qui continue d’en appeler au cerveau d’auteurs bien réels pour aider ses lecteurs à comprendre le monde qui vient…