Il y a maintenant près d’une décennie que Cécile Désaunay, directrice d’études à Futuribles, observe les modes de vie et de consommation des Européens. Dans La Société de déconsommation [1], publié en 2021, elle pointait l’écart entre la prise de conscience des défis écologiques par une large partie de la population et l’adaptation beaucoup plus lente de ses modes vie à ces défis.
Quatre ans plus tard, elle observe que cette société de déconsommation qu’elle décrivait comme souhaitable est devenue pour partie une réalité, de par la conjonction de plusieurs facteurs : le vieillissement de la population, la saturation des marchés des biens d’équipement, la faible croissance du pouvoir d’achat, la progression rapide de dépenses contraintes (logement, mobilité, communications). Or cette déconsommation, parce qu’elle est plus souvent subie que choisie, ne signifie pas pour autant une adaptation durable des modes de vie aux défis éco



