Revue

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Traduction du langage animal : le sprint final ?

En 2017, dans une étude commandée par Amazon, le consultant-chercheur William Higham déclarait qu’un outil capable de traduire le langage animal verrait le jour avant 2027. Si cette ambition fut jugée utopique par plusieurs experts, et relevant moins du domaine de la science que d’une stratégie commerciale, toujours est-il que divers produits aux ambitions semblables ont été créés ces dernières années concernant des animaux de compagnie.

Ainsi, la marque sud-coréenne Petpuls a commercialisé en 2021 un collier capable d’identifier cinq états émotionnels canins, suivie par la start-up américaine Personifi AI et son collier Shazam lancé fin 2024, permettant de traduire en phrases les aboiements du chien. Toutefois, la fiabilité de ces produits reste une source de questionnements.

Communiquer avec les animaux n’est pas une préoccupation nouvelle. Dans de nombreuses cultures autochtones, l’animal jouait déjà un rôle d’interlocuteur : les chasseurs amérindiens s’adressaient à leurs proies afin d’exprimer du respect ou de demander une permission, tandis que certains peuples d’Afrique centrale (Baka, Mbuti…) modulaient leur voix pour s’adresser aux bêtes ou reproduisaient leurs cris.

Nombreux sont les penseurs et les éthologues ayant étudié la communication animale. Par opposition à la thèse cartésienne de l’animal-machine, qui émettrait seulement des bruits, cette exploration s’est toujours poursuivie.

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