Après Jeremy Rifkin en 1995 [1], puis Erik Brynjolfsson et Andrew McAfeee en 2014 [2], c’est au tour de Daniel Susskind de nous annoncer la fin du travail, dans cet ouvrage très documenté (70 pages de références). Enseignant-chercheur au King’s College de Londres et à Oxford, ancien conseiller au cabinet du Premier ministre britannique, Daniel Susskind soutient comme ses prédécesseurs que la révolution technologique à venir n’est pas de même nature que les précédentes et qu’elle mettra fin à ce qu’il appelle « l’âge du travail ».
Dans la préface de cet ouvrage, publié dans sa version originale en 2020 [3], l’auteur souligne qu’« autant la pandémie nous a offert un aperçu des problèmes auxquels un monde plus automatisé devra faire face — répartition de la prospérité, pouvoir des Big Tech, quête de sens —, autant elle accélère sans doute l’arrivée de ce monde ».
Le livre est construit en trois parties présentant respectivement « le contexte



