Pas une semaine ne s’écoule sans qu’un média, un collectif ou une organisation ne communique sur sa vision du régime alimentaire occidental. À des échelles et selon des modalités variables, d’analyse, d’anticipation ou de lobbying, tous questionnent notre alimentation et la place des produits carnés en particulier.
De fait, chacun de nous perçoit de mieux en mieux l’étendue de la question et les enjeux qu’elle recouvre : économiques (prix / pouvoir d’achat / dynamique des filières), de santé, d’environnement (au sens large d’impact sur les écosystèmes terrestres), d’éthique (rapport au vivant et à la mort), culturels, sociologiques, philosophiques, politiques, etc.
Différents exercices prospectifs autour de ces questions 1 considèrent qu’une baisse de la consommation de viande de 40 % à 50 % (par rapport au niveau actuel) est envisageable d’ici 2050 en France. Mais qu’en est-il vraiment ? Par quel jeu, les injonctions actuelles (santé, environnement, éthique), le consommateur (ses besoins, envies, habitudes et ressources), la multitude d’acteurs concernés (filières, pouvoirs publics, chercheurs…) et de phénomènes externes (économie, réchauffement climatique, phénomènes migratoires…), pourraient-ils conduire concrètement à cette rupture ? Et ce faisant, vers quelle société nous projetteraient-ils ?



