L’Alliance européenne de santé publique (EPHA) a publié un rapport qui évalue le coût sanitaire de la pollution de l’air dans 432 villes européennes réparties dans 30 pays (l’UE-27 plus le Royaume-Uni, la Suisse et la Norvège). Les coûts évalués sont aussi bien les dépenses directes de santé, comme les admissions hospitalières, que les dépenses indirectes liées à une maladie comme la bronchite chronique ou l’espérance de vie réduite en raison de la pollution de l’air. De nombreuses études existent déjà sur le sujet, aussi les auteurs ont pris en compte 16 études qui analysent les impacts sur la santé des particules fines, des oxydes d’azote et de l’ozone. Sur la base des données sur la qualité de l’air du réseau de l’Agence européenne de l’environnement, l’impact physique de la qualité de l’air a été quantifié en utilisant les fonctions de réponse sanitaire-concentration en polluants recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Ces impacts physiques ont ensuite été traduits en d