Début 2017, France Stratégie publiait une note d’analyse « Énergie centralisée ou décentralisée ? [1] » dans le cadre de sa réflexion 2017/2027 sur les enjeux des années à venir.
Au-delà du titre trompeur, puisqu’il s’agit d’une réflexion centrée uniquement sur le système électrique et non sur le système énergétique dans son ensemble [2], c’est via trois options que la note décrit les possibles évolutions, sans préciser pour autant quel horizon est considéré. Or il s’agit bien d’une réflexion qui engage largement au-delà de 2027 puisque, avec les inerties du système électrique actuel, il est impossible en 10 ans de réaliser les évolutions les plus structurelles évoquées dans la note.
Avec la compétitivité actuelle des énergies renouvelables, les systèmes électriques intègrent, dans plusieurs pays européens, des productions significatives plus proches des consommateurs finaux. La question se pose de la cohérence entre des réseaux de transport d’électricité, nationaux ou européens, et le développement de systèmes locaux plus ou moins autonomes.
Même si, en France, éolien et solaire représentent moins de 6 % de la production d’électricité annuelle, dans certains pays voisins, comme l’Allemagne, le Danemark ou l’Espagne, ces



