Vaclav Smil, physicien, professeur à l’université du Manitoba, a écrit de nombreux livres sur les enjeux de la transition énergétique et il lance, dans ce nouvel ouvrage, une alarme : un monde sans carbone sera « presque » impossible en 2050.
Dans l’introduction, il observe que peu de termes sont devenus aussi courants, depuis le début des années 2020, que ceux de « transition énergétique », de « décarbonation », de « neutralité carbone ». Ils explicitent l’objectif mondial d’éliminer les émissions de CO2 lors de la combustion des énergies fossiles qui sont à l’origine du réchauffement climatique, un objectif modélisé par des scénarios comme ceux de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) et adopté par les conférences internationales sur le climat, les COP. Le scénario NZE (Net Zero Emission) laisse entendre qu’il serait possible d’envisager d’utiliser des énergies fossiles, mais à condition de capter et stocker leurs émissions de CO2.
L’auteur rappelle un certain nombre de faits et de données dans son premier chapitre. Le carbone présent dans l’atmosphère, dans les molécules de gaz carbonique et de méthane, est source de la vie grâce à la photosynthèse. Mais en absorbant le rayonnement solaire infrarouge, ces molécules contribuent au réchauffement de l’atmosphère (l’effet de serre). L’accord de Paris a fixé, en 2015, l’objectif de limiter à 2,5 °C-1,5 °C le réchauffement de la planète



