Mark Zuckerberg sera-t-il Dieu dans 40 ans ? Si cette question peut sembler absurde, elle l’est moins lorsque l’on referme la dernière page du roman Moi, Oméga d’Erwan Barillot. Dans ce premier roman, qui se lit comme une fresque du futur, on suit l’histoire de Ian Ginsberg, un brillant étudiant de Harvard qui a créé le réseau social Friendscreen et a pour ambition (folle ?) de connecter tous les individus de la planète et d’en devenir leur dieu. Le livre est découpé en six grandes parties qui représentent les grandes étapes de la vie (et de la mort) de Ian Ginsberg.
La première partie, « Conscience », se déroule entre 1984 et 2003 ; elle décrit comment un jeune garçon passionné de technologie se convainc qu’il peut devenir Dieu.
Après une enfance heureuse, dans une période où l’informatique en est encore à ses balbutiements, Ian Ginsberg intègre Harvard à ses 18 ans, en 2002, et rejoint le bachelor Psychology and Computer Science, dans lequel il apprécie particulièrement la manière dont les professeurs articulent psychologie humaine et sciences informatiques.
Lors d’un colloque, il découvre l’œuvre de Pierre Teilhard de Chardin, un prêtre jésuite français qui constitue pour lui une révélation. Teilhard de Chardin définit l’humain « comme un être en devenir, dont l�



