Alors que dans les pays développés, les consommations urbaines (logement, transport, chauffage, climatisation…) représentent environ deux tiers des émissions de gaz à effet de serre et un tiers des dépenses des ménages, les réflexions sur ce que devrait être un mode d’habiter adapté aux contraintes de notre temps restent fortement parasitées par des croyances et des présupposés idéologiques. Ainsi l’État français a-t-il, en 15 ans, décliné toute la gamme des échelles urbaines, privilégiant successivement le Grand Paris (2009), les métropoles (loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropol