Il y a 20 ans, un patient sur deux atteints d’un cancer survivait plus de cinq ans, ce chiffre est maintenant de deux sur trois. La médecine a progressé et son éventail de traitements s’est élargi. Traditionnellement, il comprenait la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. L’immunothérapie a été ajoutée et fait l’objet de multiples recherches.
Le système immunitaire est notre défense naturelle contre les agressions, principalement causées par les maladies infectieuses. Il est complexe, comprenant des défenses innées, rapides mais peu spécifiques, et des défenses acquises, très spécifiques, constituées de protéines, les anticorps, et de cellules, les lymphocytes T, capables de reconnaître et d’inhiber les agresseurs. C’est la moelle osseuse qui produit les lymphocytes T et les lymphocytes B, d’où proviennent les anticorps. Les lymphocytes T vont détruire les cellules anormales, les cellules infectées par des virus ou des bactéries. Ces cellules vont aussi s’attaquer aux cellules cancéreuses. Toutefois, l’efficacité du processus est limitée car les cellules T n’attaquent pas les cellules de l’organisme, qui sont identifiables par des marqueurs propres à chaque individu et les cellules tumorales portent ces marqueurs. Des chercheurs se sont efforcés de contourner ce problème et ils ont obtenu des traitements efficaces en contrôlant la reconnaissance des cellules tumorales par les cellules T.




