Les catastrophes, une opportunité ? Du bon usage des catastrophes urbaines
Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 382, février 2012
Les catastrophes, naturelles ou non, jalonnent l’histoire de l’humanité et trouvent, à l’heure de l’information en temps réel, un écho croissant dans l’opinion publique, tant elles sont relayées par les médias. Et c’est d’autant plus vrai lorsqu’elles se produisent en milieu urbain, tant les villes aujourd’hui, par la complexité et les interconnexions de leurs divers réseaux (électricité, gaz, eau, télécommunications…), sont devenues vulnérables.
Mais ces catastrophes urbaines, qu’elles soient liées à des facteurs naturels (séisme, tempête, inondation, etc.), industriels (pollution, explosion…), politiques (terrorisme, révolte…) ou autres, peuvent aussi avoir des retombées salvatrices pour les populations, selon Jacques de Courson, d’où l’importance de mieux étudier ces phénomènes sous un angle prospectif. C’est pourquoi il propose, dans cet article, après avoir présenté ce que recouvre la notion de catastrophe urbaine (définition, typologie, raisons ou non de les craindre), diverses options stratégiques pour les responsables publics de villes potentiellement vulnérables. S’appuyant sur des exemples historiques (Carthage, Babylone…) ou plus contemporains (Kaboul, Bangkok…), il montre quelles leçons en tirer pour faire, en dépit des drames qu’elles engendrent, « bon usage des catastrophes », et propose six scénarios d’évolution possible pour les villes confrontées à ce type de défi.
Face aux plus grands désastres, les hommes ont toujours rebondi et cette prospective des catastrophes urbaines le montre bien – tout en questionnant la pertinence de l’échelon « ville » dans un tel contexte. Mais que faire si le désastre prend une ampleur planétaire (réchauffement climatique, par exemple) ? La question est posée.



