En une centaine de pages, Guillaume Vuillemey, professeur de finance à l’École des hautes études commerciales (HEC) de Paris, analyse la mondialisation extrême à travers les évolutions techniques et institutionnelles qui ont permis historiquement de s’affranchir des territoires, des frontières et des modes de régulation qui y étaient associés. L’auteur situe l’originalité de sa réflexion dans son analyse territoriale, en détaillant les soubassements physiques des échanges, et non hors sol ou de façon abstraite, comme la plupart des économistes défendant le libre-échange. Or, dans ce cadre réel, l’édifice théorique ne tient plus car les États n’ont plus la capacité à réparer les externalités causées par les échanges.
C’est donc à un travail largement historique que se livre l’économiste dans Le Temps de la démondialisation. Et dans un contexte marqué par le « retour des frontières », suite à la crise sanitaire de la pandémie Covid-19 et à la guerre Ukraine, auxquelles s’ajoutent ces derniers mois encore les plans économiques de soutien aux industries de transit



