Revue

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Le pétrole et le gaz non conventionnels résisteront-ils à la chute du cours du baril ?

Il y a moins d’une décennie, la plupart des experts de l’énergie estimaient que l’on était entré pour longtemps dans une ère de pétrole cher. On s’approchait alors du peak oil, le fameux pic de production au-delà duquel les quantités de pétrole produit devaient chuter, entraînant mécaniquement, à consommation et modes de vie inchangés, une hausse des cours. Et il est vrai que le prix du baril s’est maintenu pendant près de sept ans, à quelques fluctuations près, au-delà de 100 dollars US alors qu’il n’avait jamais dépassé les 40 dollars US avant 2004. Mais c’était sans compter l’avènement de ce que l’on pourrait qualifier de « rupture » dans le paysage énergétique mondial : l’utilisation à grande échelle de la fracturation hydraulique permettant l’exploitation du gaz de schiste puis du pétrole de schiste, avec des incidences considérables sur la production de ces hydrocarbures dits non conventionnels, essentiellement aux États-Unis. Conséquence indirecte de la baisse induite des importations de pétrole conventionnel par les États-Unis, le cours du baril de pétrole chute depuis l’été 2014 et flirte de nouveau avec les 40-50 dollars US. De son côté, le prix du gaz reste stable, mais cette tendance est-elle durable ? Cette analyse prospective se penche sur les perspectives d’évolution à moyen terme de la production et des prix des hydrocarbures non conventionnels.

#Pétrole et gaz #Prix #Ressources minérales