Olivier Alexandre livre ici à la fois un panorama et une analyse de la Silicon Valley. Ce qu’il nous donne à voir est le fruit d’une large enquête auprès des acteurs de ce lieu qui apparaît à la fois comme la forge de notre avenir et un modèle de référence. C’est aussi un décryptage adossé aux sciences sociales des mécanismes qui y sont à l’œuvre. L’ouvrage est organisé autour de trois thèmes : l’espace, le travail et l’esprit.
La première partie, celle de l’espace, s’ouvre sur un rappel de ce qu’est la Tech dans un lieu que l’économiste qualifierait de cluster ; le géographe, d’espace ; le sociologue, de champ ; et le manager, de milieu pour souligner la pertinence d’une approche globale.
C’est l’épopée d’une région dénuée de ressources naturelles et quasi désertique mais, auréolée par la conquête de l’Ouest et par la ruée vers l’or, qui est devenue au fil des ans la capitale mondiale de la Tech. Une évolution qui résulte de l’activité d’acteurs engagés dans une course vers l’or gris, la richesse que recèlent les technologies pour ceux qui savent en tirer parti. Dans cette course, un seul impératif : se démarquer de la masse des concurrents. Cela configure un écosystème dominé par la vitesse et la performance, où la stabilité es


