L’ADEME (Agence de la transition écologique) s’intéresse depuis plusieurs années au concept de sobriété, qu’elle définit comme la réduction de la production et de la consommation de biens et services, couplée avec une amélioration de la qualité de vie et du bien-être. Afin de mieux comprendre dans quelle mesure la sobriété s’installe dans les représentations et les pratiques des Français, l’Agence a conduit une très vaste enquête sur ce sujet, qui a abouti à la publication d’un rapport de 250 pages. Elle confirme le décalage voire les incohérences entre les représentations, les discours et les pratiques des individus, qui se disent de plus en plus sobres mais restent globalement très attachés aux pratiques matérialistes.
Une diversité de représentations associées à la sobriété
Dans les discours, la sobriété apparaît de plus en plus comme un mode de vie alternatif : pour 70 % des individus, il est possible d’avoir une « bonne vie » en consommant peu. Une affirmation certes très générique, mais qui traduit en apparence une association entre sobriété matérielle et qualité de vie.
Néanmoins, première ambiguïté, seules 4 personnes sur 10 associent une connotation positive à la sobriété, 15 % la considèrent négativement et un tiers juge le terme neutre (ce qui peut traduire une mauvaise connaissance du concept et donc un choix par défaut, mais aussi l’ambivalence du concept). Le terme est principalement associé à la « simplicité », puis aux « économies » et en troisième position, à l’énergie.




