Depuis le milieu des années 2010, les initiatives se multiplient en bilatéral [1] comme en multilatéral, pour tenter de trouver une réponse à la prolifération des cyberattaques. Toutefois, les échecs des négociations multilatérales, mis en exergue par l’impossibilité pour le Groupe d’experts gouvernementaux des Nations unies (UN GGE) sur l’information et les télécommunications d’arriver à un document consensus [2], ont déporté les initiatives de limitation de la conflictualité hors de la seule enceinte onusienne.
Il est intéressant dans ce contexte de s’intéresser aux initiatives privées, issues la plupart du temps des GAFA(M) (Google Apple Facebook Amazon [Microsoft]) qui, après avoir en quelque sorte profité de cette situation, s’en inquiètent aujourd’hui. La plus connue est celle, portée par Microsoft, d’une « convention de Genève du cyberespace [3] » destinée à réunir les signatures de l’ensemble des acteurs étatiques. L’idée est simple et séduisante, mais difficilement applicable au cyberespace. Les États seraient ainsi responsables et devraient s’engager à stopper toute activité conflictuelle au sein du cyberespace en dehors du cadre des conflits armés. À l’image des différentes conventions de Genève, celle-ci viserait une limitation puis une éradi



