Le dernier ouvrage de Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), nourri de près de 400 références documentées et librement accessibles, est incendiaire. C’est le moins que l’on puisse en dire.
Incendiaire d’abord parce que ce travail rigoureux aligne plusieurs constats implacables, face auxquels tout lecteur curieux ne peut que s’interroger.
Premier constat : nous venons de traverser deux années pendant lesquelles la pandémie a été décryptée et gérée de manière univoque et descendante, par une minorité gouvernante. Laurent Mucchielli définit le récit ainsi produit et diffusé comme la « doxa » ou « discours des dominants ». Cette doxa a pour vocation de créer un consensus autour d’une « norme de pensée », pour protéger un certain « ordre social » (p. 13). Cette analyse linguistique structurale des discours n’est pas nouvelle dans les sciences politiques (voir Roland Barthes, Chris



