Quand Ursula von der Leyen a pris ses fonctions, fin 2019, à la tête de la Commission européenne, elle a manifesté le souhait de lui donner un rôle géopolitique conséquent, donc de redorer le blason de l’Union sur la scène internationale. À l’aube de son second mandat commencé fin 2024, le contexte mondial a considérablement changé : la guerre sévit au cœur de l’Europe ; Donald Trump est de retour et bouscule les échanges économiques avec sa politique protectionniste et sa diplomatie du deal ; la situation s’envenime au Moyen-Orient depuis les attaques du 7 octobre 2023 et les représailles israéliennes qui déciment la population palestinienne… Dans un tel contexte, il devient impératif de concrétiser l’ambition géopolitique européenne mise en avant il y a cinq ans. Dans cette chronique européenne, Jean-François Drevet examine la façon dont cela pourrait se concrétiser à moyen-long terme vis-à-vis de trois grands pays voisins dont le poids compte et continuera de compter sur la scène internationale : le Royaume-Uni, la Turquie et la Russie. Après avoir rappelé, pour chacun d’eux, le statut et la relation entretenue avec l’Union européenne, il montre quelles pourraient être les orientations futures de la politique étrangère européenne à leur égard.
La Commission européenne et son ambition géopolitique
Cas pratique face à trois grands pays voisins
Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 467, juillet-août 2025



