À la veille de la pandémie de Covid-19, Mauro Barberis, professeur de droit à Trieste, publiait Come internet sta uccidendo la democrazia [Internet est en train de tuer la démocratie] en offrant à la vague populiste des moyens inédits qui la dopent. Devenu numérique, le populisme nous conduirait à des désastres.
Selon Mauro Barberis, le populisme « n’est pas une doctrine comme le socialisme, le libéralisme, mais un style politique capable de s’adapter aux circonstances » et une « caricature » de la démocratie. Celle-ci n’est pas le gouvernement par le peuple mais le contrôle du peuple sur le gouvernement. Elle doit être représentative,libérale [1], constitutionnelle, pluraliste. Les populistes jouent sur la confusion entre le peuple entier et leur clientèle de « petits » en guerre contre « élites » et autres minorités. Ils exploitent le suffrage universel, moyen nécessaire mais insuffisant pour établir la démocratie dont l’essence est la tolérance. Leur peuple « commandeet s’il obtient la majorité au Parlement, forme un gouvernement, celui-ci peut faire ce qu&rsquo



