Objets d’une compétition accélérée, les véhicules autonomes sont généralement expérimentés en ville, en site propre ou dans un environnement très balisé, rarement en zones rurales. Pourtant, celles-ci vont avoir des problèmes croissants de mobilité. Aux États-Unis, faute de transports publics adéquats, les ménages dépensent pour leurs voitures 13,7 % de leur revenu en zone rurale contre 8,3 % en zone urbaine, ce qui va devenir très contraignant. Les zones rurales auront besoin de véhicules autonomes pour être « reconnectées », notait dès 2018 Roland Berger, soulignant l’avance du Japon en la matière. Gouvernement et collectivités locales y soutiennent depuis 2016 des projets pilotes en milieu rural, souvent montagneux, notamment pour y réduire l’isolement des personnes âgées.
Des expérimentations en France
La France se distingue par plusieurs projets ou expérimentations effectuées en zones rurales ou peu denses. Renault a mené fin 2017, sur 36 mois, avec une dizaine de partenaires, le projet Tornado copiloté avec Rambouillet Territoires. On a testé une navette autonome et un véhicule partagé à la demande (une Renault ZOE). Le 24 avril 2019, la ministre des Transports Élisabeth Borne annonçait 16 expérimentations de véhicules autonomes, certaines concernant des zones rurales, comme celle qui devrait commencer cette année dans la communauté de communes de Cœur de



