Revue

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Lutte contre le réchauffement : le local, locomotive des États ?

La décision de retirer les États-Unis des accords de Paris sur le climat, prise par le président Donald Trump en juin 2017, a été actée officiellement le 4 novembre dernier. Or ce retrait a paradoxalement renforcé la mobilisation des villes et de certains États américains autour de l’urgence climatique. L’ex et dynamique maire de New York Michaël Bloomberg a pris la tête d’une coalition de villes, d’États et d’entreprises, qui prétend représenter la moitié du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis et 35 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays.

Ces acteurs promettent d’atteindre, en se passant de l’État fédéral, les engagements pris par le gouvernement de Barack Obama avec seulement une ou deux années de retard (ils visent, pour 2025, une réduction des émissions de GES de 25 % par rapport au niveau de 2005, contre 26 % à 28 % dans l’engagement fédéral). L’approche qu’ils proposent est principalement « techno » et « business » : développement accéléré des énergies renouvelables et de la voiture électrique, suppression des centrales à charbon, amélioration technique des installations pétrolières. Dans le même élan, la Californie s’est engagée à produire toute son électricit