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Tensions commerciales Chine / UE sur les importations de véhicules électriques

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En juin 2024, la Commission européenne a livré les premières conclusions de son enquête sur les pratiques de subvention du gouvernement central chinois et des acteurs locaux aux producteurs de véhicules électriques (VE). Elle estimait que la nature et le niveau de ce soutien constituaient une entrave à la concurrence libre et non faussée sur les marchés internationaux, et adoptait provisoirement une hausse massive des tarifs douaniers, qui pourraient atteindre 30 % à 50 % du prix des véhicules importés en fonction des constructeurs (contre 10 % aujourd’hui). Ces mesures protectionnistes s’appliquent tant aux marques chinoises qu’aux producteurs et assembleurs étrangers (y compris européens) qui opèrent en Chine dans le cadre de joint-ventures. En revanche, les marques chinoises produisant hors de Chine ne seraient pas soumises à ces tarifs.

Cette décision de la Commission s’inscrit dans la lignée de celle prise par le président américain Joe Biden d’augmenter massivement les tarifs douaniers sur un ensemble de produits et composants chinois jugés stratégiques pour les transitions énergétique et numérique. Les importations de véhicules électriques y sont soumises à des tarifs douaniers importants (100 %), tout comme celles des batteries et métaux utilisés pour leur production (jusqu’à 25 %).

La Commission européenne semble donc s’aligner sur la position américaine de rétorsions commerciales croissantes vis-à-vis de la Chine, mais ses motivations divergent en raison d’un contexte commercial et industriel nettement différent. Aux États-Unis, les importations de véhicules électriques de marque chinoise sont aujourd’hui insignifiantes. Au contraire, la part des véhicules électriques produits en Chine dans les importations de l’Union européenne (UE) a nettement augmenté ces dernières années. Quasi nulle en 2019, e