Revue

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Bienheureux soit notre monde

Analyse de livre

Si Jacques Attali n’est pas Aldous Huxley, Bienheureux soit notre monde n’est pas sans raviver le souvenir du Meilleur des mondes [1], à la fois par la forme de son récit, par le réalisme de ses prophéties et par les enseignements que le lecteur peut — a minima devrait ! — en tirer. Entre anticipation et politique-fiction plus que dans une dystopie, l’auteur nous entraîne jusqu’en 2029, dans un univers géopolitique apocalyptique quoique parfaitement crédible : dégradation inexorable et assumée de l’écosystème planétaire, explosion des excès toxicomaniaques, disparition de toute sensibilité empathique interindividuelle ou interculturelle…

Attali Jacques, Bienheureux soit notre monde, Paris : Flammarion, novembre 2023, 304 p.

Depuis 2026, la Troisième Guerre mondiale est à nos portes : Donald Trump, élu en 2024 puis réélu en 2028, a libéré ses démons nationalistes à un moment o