Cet ouvrage invite, malgré la complexité, à développer des politiques publiques du temps qui, par leur transversalité, permettent une reprise en main du rapport au temps, au lieu de subir « l’intensification du présent » notamment induite par les technologies de l’information, la mondialisation, les impératifs de travail, de gestion familiale, etc.
Selon les auteurs, qui ont tous deux travaillé avec des collectivités locales sur des politiques du temps, ces politiques ont permis de révéler que les désynchronisations temporelles renforcent les inégalités sociales, spatiales, et entre hommes et femmes (travail domestique accru des femmes). Ceci en raison d’une augmentation inexorable des horaires de travail atypiques (le soir, la nuit, le samedi et le dimanche) et de leur plus grande variabilité d’une semaine à l’autre, pour toutes les catégories professionnelles. Dans les territoires, organiser le temps devient indissociable de l’aménagement de l’espace pour mieux organiser la vie sociale locale.
Dans les collectivités locales,



