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Téléprésence : les robots mobiles créent l’ubiquité

Naguère, les téléconférences exigeaient des salles spéciales. À présent, des centaines de millions de personnes communiquent et collaborent de n’importe où, n’importe quand, grâce à Skype, WhatsApp et une dizaine d’autres messageries. Va-t-on vers une nouvelle rupture ?

Depuis une demi-douzaine d’années, il devient possible de participer à ce qui se passe dans des lieux où l’on ne se trouve pas physiquement : des robots mobiles y représentent la personne qui les commande à distance : on passe de la téléconférence statique à une téléprésence dynamique. Ainsi, 24 volontaires de 10 à 25 ans, en hospitalisation longue à l’Institut d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Lyon (IHOPe), vont-ils participer à un projet sur deux ans, VIK-e (Victory in Innovation for Kids – electronic).

La phase test a commencé l’été dernier : trois jeunes cancéreux isolés en chambre stérile commandent chacun un robot doté d’un écran et d’une caméra juchés au-dessus d’un pied d’un mètre et demi, le tout monté sur trois roues. De sa chambre, le malade fait se déplacer le robot, est vu sur l’écran et en même temps voit, dialogue avec compagnons de classe, enseignants, parents, frères et sœurs, parfois interdits de visite. Les élèves gardent le contact avec le camarade absent, ce qui devrait aider sa réinsertion. « C’est génial de conserver ainsi un lien avec l’extérieur, mais aussi de voir et échanger avec mes proches », s&rsqu