La médecine réparatrice projette de remplacer les cellules et même les organes déficients. Elle s’appuie sur les progrès réalisés dans la connaissance des cellules souches, des cellules naturellement capables d’entretenir le contenu cellulaire des organes. Ces cellules gardent un caractère embryonnaire et sont capables de se diviser et / ou de se différencier et de donner les différents types cellulaires qui composent l’organe — on parle de cellules pluripotentes. Chez l’adulte, malheureusement, ces cellules sont généralement peu nombreuses et difficiles à cultiver.
Dans les premiers stades du développement de l’embryon, existent de nombreuses cellules souches capables de donner les 200 différents types cellulaires — neurones, cellules musculaires, hépatiques, osseuses, cardiaques, épithéliales… — de l’organisme : on parle de cellules souches embryonnaires multipotentes. Les possibilités offertes par ces cellules sont beaucoup plus grandes mais, là encore, le matériel est limité puisque ces cellules sont prélevées sur des embryons avortés.
Les travaux du prix Nobel japonais Shinya Yamanaka ont ouvert la porte en montrant qu’il est possible de fabriquer des cellules souches embryonnaires pluripotentes, en faisant exprimer par des cellules adultes quatre gènes responsables de l’équilibre entre cellules embryonnaires et cellules adultes. Par cette opération, on rajeunit ces cellules jusqu’à l’état embryonnaire et, dans un second temps, on peut orienter leur vieillissement vers le type cellulaire adulte choisi. Cette seconde opération est maintenant bien contrôlée.
L’apparition des organoïdes
Il y a bien loin entre des cellules et un organe. D’abord, la plupart de ceux-ci sont composés de multiples types cellulaires, et ensuite, les diffé



